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Restau-Route
Avec un copain de route nous trouvons portes ouvertes, lumières allumées et chemins tout tracés. Pourtant dehors il fait chaud, mais nous avons besoin de quiétude. La bâtisse s’engouffre directement dans les profondeurs de la ville. Nous marchons à la rencontre de notre hôte, mais même aidés d'un plan plus que détaillé nous ne trouverons personne...Dans cette atmosphère peu conviviale nous marcherons deux heures à chercher, mais sans résultat. La froideur des lieux elle même finira par nous remettre à la surface.
Pas à Pas
Le chuchotement des pas rythme la découverte et d'un seul coup dans une caillasse il s'interrompt. Comme une pierre on se fige et on plonge dans ces rivières de cailloux sans éclaboussures. En apnée, on attend les signes, souhaitant ne pas entendre d'autre paires de pas s'exprimer plus fort...
La croisée des chemins
Parfois quand le temps le permets je reste dans le métro... plutôt que de plier mon trajet le plus rapidement possible, je me pause laissant ainsi les foules libérer l'espace avant la prochaine "livraison". Ce jour là je n'attends rien puisque je suis arrivé à ma destination... mais je ne sors pas. J'observe un peu les voyageurs et les métros qui passent. J'adore écouter les "ron-ron" des moteurs électriques et le claquement des portes. Et puis par surprise un métro arrive avec sur son flanc une inscription "condamnable" mais je trouve ça beau. Trop bête j'ai pas d'appareil. Il repart mais reviendra peut etre, moi aussi. Quelques minutes plus tard, après un sprint sympathique, je suis de retour. Est-il passé? J'attends, 1, 2, 3 métros plus tard il reviendra et comme pour me récompenser au meme moment et sans se cacher un second métro entre en station, lui aussi bon pour le nettoyage. Moi j'aime ces couleurs libres, ces formes impulsives, elles me permettent parfois de penser qu'il est possible de sortir des "Chartes".
Prolongation 2
Presque par hasard ou comme attiré par la tôle de chantier je me retrouve sur le parvis de la futur station de métro. C'est toujours la même chose, je me demande combien de temps avant de me faire mettre dehors. Alors sans perdre de temps je m'engouffre dans les sous sols neufs, laissant le gargouillis dominical des rues animées me rejoindre doucement dans les tunnels...
Crazy gun shoot in the air
Au pied du mur rien de particulier, les mêmes portes, les mêmes inscriptions. C'est une routine palpitante, traquer les signes, les similitudes que peuvent avoir certaines installations. On imagine le scénario sous d'autres perspectives, "nouveau" lieu, "nouvelle" sensation mais mêmes codes. La première fois, nous sommes deux, après étude du quartier nous choisissons le point d'accès le plus approprié. Sur le toit tout est "normale", à un détails près, un calme obscur règne ici. Où est-donc passé la lumière qui d'habitude rend les choses moins faciles? Celle qui souvent nous met au défit n'était pas là ce soir. Coup de bol? Plan en or? D'en haut j'observe les longues verrières dépolies, quasiment muettes. J'espérais au moins plonger mes yeux dans ce vert si rafraichissant... Quelques instants plus tard je commence à comprendre, tout est vide ici. Il a fallu que je sois dans la cour pour accepter qu'en fait je ne trouverais pas ce que j'attendais ici. Nous repartirons avec ce sentiment bizarre, celui d'avoir loupé un truc et celui d'en avoir trouvé un autre. Depuis j'y suis retourné, pour ne pas manquer de figer ces instants d'un lieu qui n'accueil pas que ferrailles, graisses, huiles et messieurs en vert.
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